NecrophoralDecrepitude

Omnes Laedunt Ultima Sanat

Vendredi 11 septembre 2009 à 22:44



Sur le devenir des siècles un silence s'impose.
Qu'était-on, cette aube dernière?
Et qu'est-on devenu au crépuscule mourant?



L'oeil plonge sans limite dans cet océan d'amertûme, il s'embrûme et fuit où il peut, se cacher dans les cimes éternelles...




Mon regard s'évade. Il contemple le jour mourir, et le soleil, blessé, épandre son sang en un manteau pourpre, qu'il laisse traîner derrière lui, tandis qu'il s'enfuit sous l'horizon complice.
    C'est dans ce lit rose que s'éveille, comme tous les soirs, lune la blafarde.
Voilà qu'arrive Nótt, galopant sur son cheval increvable, martelant nos crânes de ces coups réguliers du sablier divin, qui résonnent lourdement comme un glas incessant, à la poursuite du disque d'or, qui coule entre ses doigts comme du sable chaud.



Seule reste, immuable, spectatrice séculaire, l'impartiale voûte céleste, diurne comme nocturne le muet témoin de cette course du temps qui imprime sur ses linges les larmes solitaires de la conscience humaine.



  Nous attendons que florissent les étoiles...



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Mercredi 29 avril 2009 à 15:23



J'emmenerai un jour le silence, pour mourir avec lui,
Sur les monts immortels, aux confins de la nuit.
J'entamerai avec lui une dance, là où naissent les pluies,
Et dans ce rite éternel, je noierai mon ennui.

 


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J'ouvrirai dans le ciel une porte,
D'où coulera chaque matin l'horizon;
Le portail des regrets et des saisons mortes,
Où blotir mon passé d'illusions.

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Mardi 28 avril 2009 à 23:54







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Flowers, the world is yours forever





 

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Lundi 20 avril 2009 à 0:30

J'ai rêvé hier d'un accident. Passager dans une voiture, celle-ci a chuté dans un précipice. J'étais dedans. J'ai senti les rochers. J'ai senti les rochers avant de me réveiller.




Hier, avant de m'endormir, une pensée simple m'a traversé l'esprit.
Minéral.
D'un minéral je suis passé à Michel-Ange, et finalement de ces inertes matériaux au sens de notre vie. Pas de philosophie à deux sous, je vous épargnerai cela.
Juste quelques mots. Une succession de satisfactions. Nous ne vivons que pour une succession de petites satisfactions. Chacune achevée laisse place à l'attente de la prochaine.

Les projets sont éphémères, que sont-ils sinon des moyens d'arriver à une fin? Cette fin, c'est la satisfaction, une plus grande, plus petite, au final une de plus. Pour mourir satisfait. Pour laisser une poussière souriante.

Poussière souriante.



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Je vous épargne les méandres du raisonnement qui se cache derrière ces conclusions heureuses.


A la terre qui nous reprendra, un sourire.

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Mardi 24 février 2009 à 23:10


Vous m'expliquerez pourquoi j'ai tendance à naturellement parler anglais dans certaines situations.
Enfin là n'était pas le sujet.



Je me demandais pourquoi le subconscient se comportait comme un général d'artillerie compulsif, et la conscience comme un pâle miroir.




http://necrophoraldecrepitude.cowblog.fr/images/Peintures/529091241225483.jpgOn essaie de positiver, de lancer des projets, de construire, mais rien à faire, la guillotine s'abat, fauche tout, et s'efface pour laisser place à une petite lanterne. On s'approche, on l'empoigne, on reprend notre chemin, déçu, irrité, triste, ces sentiments se mélangent en une mélasse confuse qui s'assèche sous le soleil naissant.

L'astre diffuse une tiédeur apaisante qui alanguit nos sens. Les joues roses trahissent une bonne circulation sanguine (non je voulais dire "un verre de trop lors du déjeuner dans l'herbe"), alors boucles au vent, on se laisse aller aux plaisirs juvéniles, vin et soleil dans une savoureuse collusion s'enlacent; et nous, buvons cet air riche et délicieux avec croissante délectation.













Puis retombe, la lame.




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